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Association pour le Développement des Ecoles dePutna (ADEP)
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Numéro
C.U.I.
8408062
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Putna est une commune du nord de la Roumanie, A 10 km de la frontière de l’Ukraine. Elle se situe en Bucovine, région intégrée historiquement à la Moldavie. Administrativement elle dépend du département de Suceava. Isolée dans une vallée, la commune est constituée de deux villages, Putna et Gura Putnei ( la Bouche de Putna ). Située à 650 m d’altitude, elle est entourée de collines très boisées appartenant à l’immense chaîne des Carpates qui s’étend sur les ¾ du pays.
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La commune abrite 3800 habitants qui vivent essentiellement de l’élevage, de l’agriculture et de la sylviculture. On trouve également un grand nombre de petits commerces (3 restaurants, 10 épiceries, vente de matériaux de construction, ...), d’artisans (meunuisiers, électriciens, peintres sur oeufs, sculpteurs sur bois, ...) et quelques entreprises (scieries, laiterie, fonderie, construction, ...). Elle possède les principaux services nécessaires : mairie ( administration civile, services techniques aux faibles moyens ), 2 écoles maternelles, 2 primaires et 2 collèges, poste, dispensaire, pharmacie, une maison de la culture.
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Putna marque le terminus de la ligne ferroviaire qui la relie à Iasi, capitale de la Moldavie.
1 à 2 trains par jour transportent nonchalamment les voyageurs et les millions de tonnes de bois ( troncs ou planches ) produits par les forêts locales.
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L’exploitation et la transformation du bois génèrent de nombreuses activités : abattage, scieries ( il en existe 3 à Putna ), vannerie ( malles en osier ) , construction. Une fois le bois coupé, il est emmené dans l’une des trois scieries de Putna. Il sera le plus souvent débité en planches.
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Agriculture
Les terres cultivables de la commune sont fertiles et permettent aux habitants d’accéder à l’auto-suffisance alimentaire.
La culture du blé , du maïs, ou de la pomme de terre occupe une grande partie des terres irriguées. De grandes surfaces sont également réservées à la production de fourrage servant à nourrir le bétail. Des potagers existent dans la plupart des fermes, produisant des tomates, choux, courgettes, au goût incomparable.
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Elevage
Chaque famille possède ses animaux ( porcs, volailles ), réservés à la consommation personnelle, parfois à la vente.
Il existe des élevages plus importants de bovins et d’ovins, mais leur taille reste modeste.
Les pâturages sont rarement cernés de clôtures, il est donc très fréquent de voir les animaux au milieu des villages ( dont les maisons possèdent des cours fermées ) et sur les routes.
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Le marché hebdomadaire est le poumon économique du village, permettant à de nombreux habitants de vendre leur production agricole et de faire du petit commerce. Des familles de paysans vivant isolées viennent en charrette vendre et acheter les produits nécessaires (L’eau en bouteille est plus chère que le lait). Le marché se sépare en deux pôles:le marché général et le marché aux céréales.
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Cette micro-économie, que l’on retrouve dans de nombreux pays en voie de développement, est peu organisée. Elle apparaît à nos yeux comme un véritable capharnaüm. On trouve par exemple de nombreuses pièces pour réparer les bicyclettes, qui restent le moyen de transport le plus répandu dans les campagnes.
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Quotidien
Les tracteurs sont exceptionnels dans le village. La bêche, le râteau et le cheval sont les outils habituels. Une main d’œuvre plus importante est donc nécessaire.
Le cheval est très important dans le travail quotidien : il sert autant de moyen de transport jusqu’au lieu de travail, de véhicule de livraison ( lait, marchandises ), de traction ( bois, charrues, … ).
Au matin, on assiste au défilé des carrioles qui emmènent les travailleurs, hommes, femmes et parfois enfants, vers les champs ou les forêts qui se trouvent à proximité du village. Au soir, les équipages reviennent chargés de troncs, fourrage ou autres produits agricoles en période de récolte.
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A voir à Putna
Le monastère est un lieu de pélerinage incontournable pour tous les orthodxes du pays, mais aussi d’Ukraine et de Moldavie. Nécropole princière, l’église accueil la tombe du grand héros de la Roumanie du moyen âge, le voïvode Stefan Cel Mare (Etienne le Grand).
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Tout proche, au fond du cimetière, se trouve l'église de Dragos (fondateur de la Moldavie) la plus vieille église en bois du pays, datant du XIVème siècle.
A l’époque des invasions ottomanes, elle fut déplacée de 30 km jusqu’à son emplacement actuel à Putna.
Ses proportions élégantes, sa construction étonnante (trés peu de clous) et sa riche décoration en font un lieu particulièrement intéressant à découvrir.
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La grotte de Kylia est un autre lieu saint . Elle abrita au XVème siècle un ermite, Danniil Sihastru qui aménagea le lieu en sanctuaire. Il fut le confesseur de Stefan Cel Mare.
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L’architecture villageoise
La région abrita autrefois une communauté germanique dont la majorité quitta le pays au terme de la Seconde Guerre Mondiale. Ils ont malgré tout laissé de nombreuses traces architecturales et culturelles (par exemple la première école du village, la poste et de nombreuses maisons). Quelques maisons traditionnelles roumaines sont encore visibles. Elles présentent plusieurs éléments spécifiques : une structure en bois recouverte de terre, le toit en bois à 4 pents recouvert de "sindrila", l'avancée du toit appelée "cerdac", etc.
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